Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


S'excuser c'est s'accuser, tel est le sort des Musulmans Français par CEC

Publié par The Algerian Speaker sur 1 Octobre 2014, 15:02pm

Catégories : #Editos : let's go

«Un Agneau se désaltérait Dans le courant d'une onde pure. Un Loup survient à jeûn qui cherchait aventure, Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage? Tu seras châtié de ta témérité. - Tu la troubles, reprit cette bête cruelle, Et je sais que de moi tu médis l'an passé. - Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né? Reprit l'Agneau, je tette encore ma mère. Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.

(Le loup et l'agneau.) Jean de la Fontaine

Un homme est mort de façon tragique et horrible. On ne s'habituera jamais à l'horreur nous qui l'avons connu pendant la décennie. La classe unanime a condamné cet acte abject. «Cet assassinat est un acte qui n'a rien à voir avec l'islam. Tout bon musulman est horrifié par ce drame, c'est un «acte abject, condamnable et inhumain». Ils déplorent toutefois que «cet événement puisse être exploité par les puissances occidentales pour amener l'Algérie à participer dans les opérations militaires en cours en Irak, voire même ensuite en Libye». Plusieurs éléments troublants soulèvent les soupçons des enquêteurs qui veulent connaître la relation entre Gourdel et ses amis algériens. «Les terroristes ont pris le Français et ont lâché ses accompagnateurs sans les délester ni de leurs téléphones, ni de leur véhicule. Ce n'est pas normal. La veille, dans la même zone, un groupe de randonneurs a été malmené par des terroristes», explique une source sécuritaire. En tout cas, ces randonneurs ont fait preuve d'un grave excès d'imprudence en s'aventurant- de nuit- dans ce massif montagneux infesté de terroristes. N'ayons pas la mémoire courte, c'est cette région où 14 militaires de l'ANP ont été froidement assassinés en avril dernier juste au lendemain de l'élection présidentielle. Ce qui est aussi troublant est que l'intéressé ait été kidnappé le lendemain de son arrivée et exécuté moins de vingt-quatre heures sans que l'ultimatum n'ait été dépassé. S'excuser c'est s'accuser C'est apparemment ce qui arrive aux Français catalogués comme musulmans qui, par la force des choses, en sont amenés à faire en permanence amende honorable en rajoutant pour prouver leur loyauté envers la République «On est abasourdi lit-on dans une contribution de Rue 89: voilà qu'on demande aux musulmans de se désolidariser de la barbarie de l'Etat islamique autoproclamé! Pourquoi demande-t-on aux musulmans de se désolidariser de l'assassinat d'Hervé Gourdel en Algérie? Pourquoi des musulmans ressentent-ils la nécessité de condamner, plus fortement que les autres, cet acte odieux? Pourquoi des musulmans anglais ont-ils lancé une campagne antiterroriste sous le slogan «Not in My Name»? (1) «Pourquoi Le Figaro.fr a-t-il proposé un sondage dont la question était: «Estimez-vous suffisante la condamnation des musulmans de France?», avant de le retirer? Cette question est grave car elle présuppose que la chose est entendue et que les autres Français s'érigeant en censeurs, jugent sur pièce le degré de contrition de ces Français entièrement à part. «Pourquoi nous attendons-nous à ce que les musulmans le fassent? La logique à l'oeuvre dans tout cela est terrible. Elle présuppose que les musulmans seraient, par défaut, solidaires des actes des terroristes. Elle présuppose que tout musulman est relié au terrorisme islamiste et qu'il doit publiquement couper ce lien. Elle présuppose une suspicion a priori. Une suspicion qui est parfois explicite mais qui est le plus souvent sourde, voire intériorisée par les musulmans eux-mêmes. Nous devrions interroger la petite satisfaction à voir un imam affirmer qu'il condamne l'égorgement d'un otage, comme si nous étions rassurés de constater qu'il y avait de «bons musulmans», comme s'il fallait que les musulmans prouvent qu'ils peuvent être bons, qu'ils prouvent qu'il y a un islam ouvert, tolérant. Cette logique relève de ce qu'on appelle, à défaut d'avoir un autre mot, «l'islamophobie». Elle s'est insinuée partout. Not in my name Partout dans le monde, les musulmans font contrition en tentant de convaincre leurs concitoyens qu'ils ne sont pour rien dans le chaos induit par les extrémistes que l'Occident a créés. On ne verra jamais des juifs s'excuser pour les folies d'Israël en France, au contraire, ils confortent Israël dans son entreprise qui a ôté la vie à 1600 civils innocents dont 400 enfants qui naissaient à la vie. Pourquoi cette atmosphère pesante sur les Français de confession musulmane à qui on demande de s'agenouiller et demander le pardon? Pourquoi des rassemblements de Français musulmans uniquement et pas l'ensemble des Français quelles que soient leurs confessions? La proposition de SOS racisme demandant à ce que tous les Français quelles que soient leurs confessions défilent unis «Ils ne sous sépareront pas!» est de loin la plus logique et à forte volonté intégratrice Pour l'histoire, toutes les spiritualités, notamment les religions abrahamiques connaissent à des degrés divers des épisodes sanguinaires. Dans les religions révélées, dans la religion juive, les récits de massacre sont décrits. Souvenons-nous du Livre de Josué qui fit réagir l'Abbé Pierre qui fut scandalisé par le récit où Josué demande à Dieu d'arrêter la course du soleil pour qu'il puisse passer par l'épée tous ses ennemis. D'une certaine façon, Israël s'inspire de Josué. Nous nous souvenons de la Saint-Barthélémy où les catholiques décimèrent les protestants, nous nous souvenons des Cathares qui furent éliminés, nous nous souvenons du docteur Guillotin qui proposa au roi Louis XVI une machine à «raccourcir». La tête de ce même Louis XVI fut montrée fièrement par le bourreau (ce sont des images des livres d'histoire que l'on n'oublie pas). Pour se souvenir de la «terreur», il suffit de lire l'ouvrage de Victor Hugo: «93». Les questionnements et l'ombre de Daesh On ne peut de ce fait pas totalement exclure une «manipulation». On apprend qu'un ancien militaire algérien accuse les services secrets français d'avoir monté l'enlèvement de Gourdel. Ariane Walker écrit à ce sujet: «Voilà une accusation qui ne surprendra que ceux qui ne suivent pas les mauvais coups de l'Empire, lequel, pour créer une sainte Ligue prête à dévaster le monde, manigance mauvais coup sur mauvais coup. Là, où il y a du pétrole, on tue sans état d'âme «Ali Zaoui, ancien militaire, expert en questions sécuritaires et lutte antiterroriste, ne croit pas à la version donnée par les autorités françaises sur l'enlèvement du touriste français en Algérie. Il a indiqué que le rapt du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel à Bouira est monté de toutes pièces par les services secrets français afin d'entraîner l'Algérie dans la lutte contre Daech. Pour moi dit-il, cet enlèvement est monté de toutes pièces par les services secrets français. La France veut forcer l'Algérie à s'ingérer militairement dans la région et notamment en Libye. C'est le même scénario de Pierre Camatt. On se souvient encore de son affaire. Les Français veulent resserrer l'étau sur l'Algérie et lui forcer la main pour entrer dans ces conflits, L'Algérie est une puissance régionale à ne pas négliger. La France ainsi que d'autres pays ont besoin de cette force pour les aider à combattre le terrorisme qu'ils ont même soutenu et financé. Alors que l'un des principes indéfectibles du pays est celui de ne jamais s'ingérer dans les affaires internes des pays et encore loin de sortir son armée hors de ses frontières.»

Cela rejoint d'une certaine façon la mise en garde de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. «En visite éclair en Tunisie, il y a quelques jours, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov a soutenu que des «parties étrangères» veulent mettre l'Algérie à feu et à sang à travers la commercialisation d'un printemps algérien. Sans les nommer, le diplomate russe a ajouté que ces mêmes parties «ont ouvert plusieurs fronts près des frontières algériennes depuis la Libye, la Tunisie et le Mali». Etant des alliés traditionnels, M.Lavrov a notamment réitéré le soutien de son pays à l'Algérie». D'où vient Daesh et pourquoi prospère-t-il? Dans ce qui suit, nous allons montrer la vaste manipulation des opinions pour faire croire à un monstre autonome (Daesch) alors que c'est une création des laboratoires de l'Occident. F. William Engdahl nous apprend que la manipulation des masses arabes est ancienne. Il écrit: «Depuis le début des années cinquante, au moment où le chef de la CIA à Munich prit conscience de l'utilisation efficace des musulmans sunnites djihadistes radicaux issus de l'Union soviétique par le ministère du Reich aux Territoires occupés de l'Est de Gerhard von Mende, les renseignements américains ont cherché à utiliser le fanatisme islamiste radical à leur avantage. L'alliance des forces dites chrétiennes américaines avec les salafistes pour tuer et détruire fut justifiée par la marque particulière d'une mission sanctificatrice auto-attribuée. En réalité, l'alliance entre la CIA et l'Islam radical n'a jamais été sainte et les événements d'ISIS le démontrent.» «La création poursuit-il par la CIA des combattants de la liberté qu'étaient les moudjahidine sunnites en Afghanistan après 1979, avec l'aide essentielle d'un Saoudien nommé Oussama Ben Laden, pour chasser l'Armée rouge d'Afghanistan, ne fut que le début de décennies de manipulation de mouvements de musulmans fanatiques, en guerre sainte, destinés à mener une guerre conforme à l'agenda géopolitique de certains cercles de Washington. Les combattants musulmans étaient parfois de simples mercenaires, parfois des sunnites wahhabites ou des dévots salafistes. «À ce propos, on peut citer le rapport d'une source fiable, un proche des Saoudiens et du multimilliardaire libanais Saâd Hariri, lui-même ancien Premier ministre du Liban. Sous couvert de l'anonymat, ce proche de Saâd Hariri a déclaré que le feu vert décisif pour déclencher la guerre contre EIIL en Irak a été donné à huis clos, en marge du Sommet sur l'énergie du Conseil atlantique à Istanbul en Turquie, qui s'est tenu les 22 et 23 novembre 2013. La même source a déclaré que le coordinateur-clé des actions militaires de Daesh était l'ambassadeur américain en Turquie, Francis Ricciardione. «Pour ce que je sais, rien ne se fait sans l'ambassadeur Riccardione», (...)» Manlio Danucci va dans le même sens en écrivant: «Comme il a déjà été amplement documenté, ce sont les Etats-Unis et leurs alliés majeurs dans l'Otan, qui ont financé, armé et entraîné en Libye en 2011 les groupes islamistes définis jusque peu de temps auparavant comme terroristes, parmi lesquels les premiers noyaux du futur EI; qui les ont approvisionnés en armes à travers un réseau organisé par la CIA quand, après avoir contribué à renverser El Gueddafi, ils sont passés en Syrie pour renverser Assad; ce sont encore les Etats-Unis et l'Otan qui ont facilité l'offensive de l'EI en Irak (au moment où le gouvernement al-Maliki s'éloignait de Washington et se rapprochait de Pékin et de Moscou). Si la résolution était réellement appliquée, le premier homme politique contre qui le Conseil de sécurité devrait prendre des dispositions serait le sénateur étasunien John McCain qui, à la demande de l'administration Obama, a rencontré en Syrie en mai 2013 le chef de l'Isis, Ibrahim al-Badri, aujourd'hui connu sous le nom de bataille d'Abu Bakr al-Baghdadi» Qui est derrière l'Etat islamique autoproclamé? Le professeur Michel Chossudovsky écrit à ce sujet: «Par une cruelle ironie du sort, les rebelles de l'État islamique, anciennement connu sous le nom «État islamique en Irak et au Levant» (EIIL) étaient jusqu'à tout récemment présentés comme «des combattants de la liberté de l'opposition» en Syrie, dévoués au «rétablissement de la démocratie» et au renversement du gouvernement laïc de Bachar al-Assad. Ceux qui ont ordonné les bombardements sont ceux qui sont derrière le projet de califat.Les milices de l'EI, qui sont actuellement la cible présumée d'une campagne de bombardements des États-Unis et de l'Otan en vertu d'un mandat de «lutte au terrorisme», ont été et sont toujours soutenues clandestinement par les États-Unis et leurs alliés». Autrement dit, l'État islamique a été créé par le renseignement états-unien, avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l'Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et l'Al Mukhabarat Al A'amah de l'Arabie Saoudite. Par ailleurs, selon des sources du renseignement israélien (Debka), l'Otan, en liaison avec le haut commandement turc, était impliqué dans le recrutement de mercenaires djihadistes dès le début de la crise syrienne en mars 2011». En ce qui concerne l'insurrection syrienne, les combattants de l'État islamique ainsi que le Front Al-Nosra, des forces djihadistes affiliées à d'Al Qaîda, sont les fantassins de l'alliance militaire occidentale. Ils sont secrètement soutenus par les États-Unis, l'OTAN et Israël. Leur mandat consiste à mener une insurrection terroriste contre le gouvernement de Bachar al-Assad. Les atrocités commises par les combattants de l'État islamique en Irak sont similaires à celles commises en Syrie. En raison de la désinformation médiatique, l'opinion publique occidentale n'est pas au courant que dès le tout début, les terroristes de l'EI ont été soutenus par les États-Unis et leurs alliés. Du pétrole de l'Etat Islamique est acheté par des pays européens. l'Etat islamique produit du pétrole qu'il commercialise L'Etat islamique (EIIL) contrôle actuellement 11 champs pétrolifères dans le nord de l'Irak et dans la région de Raqqa en Syrie. Selon Anadolu News Agency, la Tchèque Jana Hybáková, ambassadrice de l'Union européenne en Irak, a déclaré que des tankers parvenaient dans des pays européens avec des cargaisons de pétrole achetées à Daash. Elle a refusé d'en dire plus ou de donner la liste des pays concernés. De son côté, le site Atlantico a précisé que l'Etat Islamique commercialise son pétrole entre 25 et 50 dollars le baril (il est à 100$ sur le marché) via des réseaux de contrebande via la Jordanie, la Turquie, le Kurdistan et l'Iran et qu'on ne peut exclure que du brut parvienne ensuite aux Etats-Unis et en Europe.»

De cette contribution, deux choses à retenir, l'Algérie devra plus que jamais être prudente pour ne pas être entraînée dans un conflit qui ne la concerne pas. De plus, s'agissant des Français dits musulmans, ce devrait être des Français à part entière qui doivent respecter les lois d'une République équidistante des communautés prônant plus que jamais le désir d'être ensemble.

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